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Faten Ben Amar El Azizi, espoir du foot féminin marocain, meurt en tentant de rejoindre Ceuta

Faten Ben Amar El Azizi, espoir du foot féminin marocain, meurt en tentant de rejoindre Ceuta
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La jeune footballeuse marocaine Faten Ben Amar El Azizi, espoir du football féminin au Maroc, est décédée en tentant de traverser à la nage la frontière vers Ceuta. Son club, le Maghreb Atlético Tetuán (MAT), a confirmé sa disparition dans un communiqué publié le 2 août 2026. Selon les autorités espagnoles, elle fait partie des 67 victimes de la crise migratoire sans précédent qui a poussé quelque 60 000 personnes à tenter le passage entre le Maroc et l’enclave espagnole.

Dans son message, le MAT a exprimé l’émotion suscitée par cette perte. « Faten ne cherchait ni la gloire ni l’aventure, mais une vie meilleure et un avenir qu’elle croyait trouver de l’autre côté de la frontière », a-t-il indiqué. Le club a ajouté que son rêve « s’est terminé avant même d’avoir commencé ». Elle souhaitait simplement « ouvrir une nouvelle porte » pour son futur. Son périple « s’est achevé tragiquement avant d’atteindre sa destination, après avoir perdu la vie en tentant d’atteindre Ceuta ».

Cette tragédie s’inscrit dans un contexte de crise migratoire exceptionnelle, marquée par une tentative massive de franchissement de la frontière entre le Maroc et Ceuta. Selon les chiffres officiels espagnols, au moins 67 personnes ont péri lors de ces tentatives. Les médias locaux évoquent, quant à eux, au moins 17 morts supplémentaires côté marocain, principalement des noyades lors de la traversée entre Fnideq (Castillejos) et Ceuta. Les corps de certaines victimes ont été retrouvés dans la ville espagnole.

Alors que la frontière retrouve progressivement une certaine normalité, des familles continuent de se rendre sur place pour tenter d’obtenir des nouvelles de leurs proches, en majorité des jeunes disparus depuis plusieurs jours. Le MAT a souligné le « prix exorbitant » payé par ces jeunes dans leurs tentatives de migration irrégulière, transformant « les rêves en cauchemars » et « la joie en larmes ».

Aucune institution marocaine n’a communiqué sur le nombre exact de victimes, de blessés ou de disparus sur son territoire. Les médias locaux rapportent que les autorités marocaines maintiennent un « silence absolu » concernant l’ampleur réelle de cette crise. Seuls quelques médias locaux évoquent des bilans partiels, sans confirmation officielle.

Cette situation contraste avec l’ampleur des tentatives de passage, qui ont mobilisé des milliers de personnes ces derniers jours. Les familles des disparus, souvent des jeunes, attendent désespérément des réponses dans un climat d’incertitude et de deuil.

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