Breaking
Football

FIFA défend ses plans de privatisation malgré les critiques

Écouter cet article

La FIFA et son président Gianni Infantino réaffirment leur projet de privatisation partielle de la Coupe du monde en rejetant les accusations de vente du football. L’instance a également pointé du doigt les médias, qu’elle accuse d’avoir « perturbé le processus de consultation ». Dans un communiqué publié à 4 heures du matin, heure britannique, la FIFA déclare vouloir « poursuivre cette consultation pour garantir à chaque association membre la possibilité d’exprimer son vote en toute connaissance de cause ». La polémique autour de ce projet a suscité de vives réactions, notamment de la part de l’UEFA, qui s’oppose fermement à cette initiative.

Le communiqué de la FIFA, rendu public en pleine nuit, marque une stratégie de communication agressive. L’instance insiste sur le fait que « personne ne vend le football », alors que Gianni Infantino avait proposé de céder une partie des droits de la Coupe du monde à un fonds d’investissement privé. Cette annonce avait provoqué une levée de boucliers parmi les fédérations européennes, dont l’UEFA, qui y voit une menace pour l’intégrité du sport.

Dans ce contexte, la FIFA affirme vouloir « garantir que chaque association membre puisse voter en fonction des faits ». Pourtant, cette position ne convainc pas ses détracteurs, qui dénoncent une démarche opaque et un manque de transparence dans la gestion des consultations. Certains observateurs s’interrogent sur la légitimité d’un processus mené dans l’urgence et sans concertation préalable.

En accusant les médias d’avoir « perturbé le processus de consultation », la FIFA adopte un ton défensif. L’instance semble vouloir détourner l’attention des critiques envers son projet en pointant du doigt les journalistes, qui auraient selon elle « compliqué » la démarche. Pourtant, cette stratégie interroge : comment un débat public peut-il être mené sereinement lorsque l’instance dirigeante rejette toute remise en question ?

Cette prise de position intervient alors que des procédures disciplinaires sont engagées contre certains acteurs du football, notamment en Argentine, soulignant les tensions croissantes au sein de la communauté sportive. La FIFA, déjà fragilisée par ces remous, tente ainsi de reprendre la main sur un dossier qui divise profondément le monde du football.

Publicité

À lire aussi

Installer l’applicationAccès rapide, mode hors-ligne
🇫🇷FR✓🇬🇧EN🇪🇸ES