Dans ce qui constitue probablement l’un des soutiens les plus élogieux et serviles jamais adressés au président de la FIFA Gianni Infantino, la Fédération d’Antigua et Barbuda (ABFA) a publié un communiqué dithyrambique, riche en superlatifs mais pauvre en arguments concrets. Cette prise de position intervient alors que l’ABFA vient de se doter d’un nouveau président, Ickford « Nyah » Roberts, élu en mai 2026 après avoir battu Fernando Abraham au terme d’un scrutin final. Il succède à Everton « Batow » Gonsalves, qui avait dirigé la fédération pendant quatre mandats consécutifs depuis sa première élection en 2008.
Un communiqué aux accents dithyrambiques
Le texte publié par l’ABFA se distingue par son style particulièrement fleuri et son manque flagrant de contenu tangible. Le nouveau président Ickford « Nyah » Roberts, en poste depuis seulement quelques mois, a ainsi choisi de marquer son arrivée en affichant un soutien sans réserve à la direction de la FIFA. Cette initiative, qualifiée de « remarquable » par le média spécialisé, s’inscrit dans une dynamique de relations publiques inédite pour une fédération caribéenne.
Le communiqué, bien que dépourvu de détails précis, multiplie les formules hyperboliques à l’égard de Gianni Infantino. Cette approche contraste avec les prises de position plus mesurées observées jusqu’ici dans la région, où les fédérations locales affichent généralement une autonomie plus marquée vis-à-vis des instances dirigeantes mondiales.
Un changement de garde récent à la tête de l’ABFA
Ickford « Nyah » Roberts a été élu en mai 2026, après une campagne électorale serrée face à Fernando Abraham. Son accession à la présidence marque une rupture avec l’ère d’Everton « Batow » Gonsalves, qui avait dirigé l’ABFA pendant seize ans, de 2008 à 2026. Ce dernier avait été réélu à quatre reprises, consolidant son influence au sein de la fédération avant son départ.
Le nouveau dirigeant, dont le mandat est encore jeune, semble vouloir marquer sa différence en affichant un alignement marqué avec les orientations de la FIFA. Cette stratégie pourrait s’inscrire dans une volonté de modernisation ou de recherche de visibilité internationale, bien que les motivations exactes restent à préciser.
Un soutien qui interroge dans le paysage caribéen
Cette prise de position de l’ABFA suscite des interrogations au sein du football caribéen, où les fédérations entretiennent traditionnellement des relations plus distanciées avec la FIFA. Les observateurs soulignent le caractère exceptionnel d’un tel éloge, d’autant que le communiqué ne s’accompagne d’aucun engagement concret ou de projet spécifique.
Alors que d’autres fédérations de la région, comme celles du Royaume-Uni ou d’Europe, adoptent des postures plus nuancées, l’ABFA semble ainsi opter pour une stratégie de proximité avec les instances dirigeantes mondiales. Les raisons de ce choix, qu’elles soient politiques, économiques ou symboliques, restent à éclaircir.




