Le choc est historique : Sabah FK, club azéri fondé en 2017, défiera Barcelone, Arsenal et Dortmund lors de la phase de groupes de la en Ligue des champions">Manchester United : Lisandro Martinez s'enflamme après la défaite">après la défaite en Ligue des Champions">Ligue des champions. Une première pour ce club de Masazir, à 20 miles au nord-ouest de Bakou, qui a écrit son nom en lettres d’or cette saison.
Sabah FK, surnommé « Les Hiboux », a réalisé un parcours exceptionnel pour rejoindre l’élite européenne. Fondé le 8 septembre 2017, le club n’existait même pas il y a dix ans. Pourtant, il a remporté le doublé championnat-coupe d’Azerbaïdjan la saison dernière, brisant la domination de Qarabağ, seul autre club azéri à avoir atteint la phase de groupes de la Ligue des champions. Leur aventure européenne a débuté par un exploit : une victoire 6-4 sur l’agrégat face à Hapoel Beer-Sheva, arrachée dans les arrêts de jeu de la deuxième manche. Un seul ultra azéri avait fait le déplacement en Roumanie pour les encourager, offrant une standing ovation aux joueurs à leur arrivée à l’hôtel.
Une ascension éclair et des défis logistiques
Le parcours de Sabah FK vers la Ligue des champions est aussi rapide qu’inattendu. Le club a intégré la deuxième division azérie en 2017-2018, avant d’être repêché en première division après une seule saison, grâce à l’absence de licence des quatre premiers du championnat. Depuis, la progression a été fulgurante. Mais les défis logistiques restent de taille : les déplacements en Europe, souvent coûteux et complexes depuis l’Azerbaïdjan, limitent le soutien des supporters à l’extérieur. Malgré cela, Sabah a su s’imposer comme une force montante du football azéri.
Le club a également marqué l’histoire en devenant la première équipe à arborer le rose comme couleur principale en phase de groupes de la Ligue des champions. Le rose, symbole de leur ville de Masazir, est inspiré par la couleur distinctive du lac local. Leur maillot, majoritairement noir avec des accents roses, reflète cette identité unique.
Valdas Dambrauskas, l’entraîneur venu du jeu télévisé
À la tête de Sabah FK, Valdas Dambrauskas est devenu le premier Lituanien à mener un club en phase de groupes de la Ligue des champions. Son parcours est pour le moins atypique : ancien joueur de troisième division, il a raccroché les crampons à 23 ans pour se lancer dans une carrière d’entraîneur. Sa vie a basculé en 2002 lorsqu’il a remporté 4 000 litas (environ 1 300 dollars) dans l’émission lituanienne « Šeši nuliai – milijonas », version locale de « Qui veut gagner des millions ? ». Avec cette somme, il a pu s’installer à Londres pour obtenir ses diplômes d’entraîneur, tout en occupant divers petits jobs.
Dambrauskas a gravi les échelons à partir du neuvième niveau anglais avec Kingsbury London Tigers, avant de remporter un quadruplé en Lituanie avec le FK Žalgiris. Il a ensuite enchaîné les titres en Bulgarie avec Ludogorets, en Lettonie avec RFS et en Croatie avec Hajduk Split, avant de rejoindre Sabah en 2025. Un parcours atypique qui illustre sa détermination et son adaptabilité.
Un parcours semé d’embûches
Sabah FK a été l’outsider à chaque tour de sa campagne européenne. Non têtes de série, ils ont successivement éliminé les Gallois de The New Saints, les Finlandais de KuPS, les Danois de l’AGF Aarhus et les Israéliens de Hapoel Beer-Sheva. Le match décisif contre ces derniers a été un vrai thriller : un but à la 94e minute a permis aux Azéris de forcer la prolongation, avant de marquer deux fois en fin de match pour s’imposer 6-4 sur l’agrégat. Seuls six clubs avant eux avaient réussi à franchir quatre tours pour atteindre la phase de groupes de la Ligue des champions, dont le Sheriff Tiraspol, Malmö FF et le Red Star Belgrade.
Face à eux, trois géants : Barcelone, Arsenal et Dortmund. Trois adversaires qui n’ont pas fini de parler de ce petit club azéri, devenu en quelques saisons un symbole de l’ascension du football hors des sentiers battus. Une première participation qui promet déjà des souvenirs inoubliables.




