Le Real Madrid reçoit ce soir le Málaga CFF au stade Santiago Bernabéu, près de neuf ans en Ligue des champions">Manchester United : Lisandro Martinez s'enflamme après la défaite">après la défaite en Ligue des Champions">après la dernière visite du club andalou dans la capitale. Une rencontre sans histoire pour les Merengue, qui n’ont jamais concédé la moindre victoire face aux Malagueños en Liga : 30 succès madrilènes et sept matchs nuls composent ce bilan historique. Le choc de ce soir s’annonce tendu, dans un contexte où le Real Madrid cherche à se relancer après une série difficile.
Un but historique pour Clemente
Le 12 février 1950, le Real Madrid, alors en crise avec quatre matchs sans victoire et un revers 5-1 au Metropolitano, affrontait le Málaga dans un contexte tendu. En pleine tourmente, le défenseur madrilène Clemente Fernández a marqué l’histoire en inscrivant l’unique but de la rencontre. « J’ai vu arriver le ballon et je n’ai pas hésité », racontait-il après le match. Un tir puissant qui a suffi à donner la victoire aux siens, dans un match où le gardien malagueño, Césareo López, dénonçait une faute préalable : « Il y a eu un coup franc clair avant le tir, de Pahíño à Aranau. »
Ce but, le seul marqué par Clemente en 213 matchs (144 officiels) avec le Real Madrid, restera comme l’unique réalisation de sa carrière blanche en onze saisons. Un exploit d’autant plus remarquable qu’il était alors capitaine et fondateur du club, avant de devenir l’un des défenseurs les plus élégants de son époque.
De l’Union de Amigos del Deporte au Bernabéu
Né le 23 novembre 1919, Clemente a débuté dans l’Union de Amigos del Deporte, où il évoluait comme avant-centre, inspiré par son idole Gaspar Rubio. Son jeu, marqué par une grande technique, l’a rapidement distingué. Recruté depuis le Betis de Cuatro Caminos, il signe au Real Madrid en 1942, alors que le club cherche à renforcer son effectif pour la Coupe. Son contrat, d’un montant de cinq mille pesetas, scelle son destin avec les Merengue.
Malgré un début difficile, avec un revers 3-2 à San Mamés en novembre 1942 face à Piru Gainza, Clemente s’impose peu à peu. Cédé au Hércules pour la saison 1943-1944, il y joue 25 des 26 matchs de Liga en Segunda División, avant de revenir au Real Madrid en juillet 1944. Son parcours s’achève le 30 novembre 1952, lors d’un amical contre le Jaén (6-1), après deux Coupes et une Copa Eva Duarte remportées avec le club.
Une carrière internationale et une fin discrète
International à trois reprises avec l’Espagne, Clemente a marqué l’histoire du football madrilène par son élégance et sa vision du jeu. Après son passage au Real Madrid, il a terminé sa carrière au Deportivo La Coruña avant de disparaître des radars médiatiques. Mari Tere, son épouse, se souvenait d’un homme peu enclin à la colère, sauf lorsqu’on le réveillait de sa sieste. Il s’est éteint à Madrid le 17 juillet 1996, laissant derrière lui le souvenir d’un défenseur hors norme, en avance sur son temps.
Une époque où les défenseurs étaient souvent rudes et où le ballon était considéré comme un objet à éloigner, Clemente brillait par son jeu raffiné. Un central dans une ère qui ne lui correspondait pas, mais qui a su marquer l’histoire du club madrilène.




