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Que s’est-il passé lors du retour au stade Vallecas ?

Que s’est-il passé lors du retour au stade Vallecas ?
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Ce qu'il faut retenir
  • Le stade de Vallecas, symbole du Rayo Vallecano, devait être le théâtre d’une retrouvaille festive après des mois d’absence.
  • Pourtant, la journée du 3 octobre 2026 s’est transformée en un cauchemar pour les supporters et le club.
  • Dès le coup d’envoi, des cánticos en direction de Raúl Martín Presa ont résonné, se répétant sans relâche entre la 15ème et la 30ème minute.
  • Une pancarte brandie par les supporters clamait : « Por un Rayo despresado » (« Pour un Rayo sans propriétaire »), reflétant un mécontentement profond envers la direction du club.

Le stade de Vallecas, symbole du Rayo Vallecano, devait être le théâtre d’une retrouvaille festive après des mois d’absence. Pourtant, la journée du 3 octobre 2026 s’est transformée en un cauchemar pour les supporters et le club. Entre dégradations, tensions et incidents, l’ambiance promise par Sergio Camello – une « fête » dans le quartier – s’est révélée bien éloignée de la réalité.

Sous un ciel gris et une pluie fine, 4 462 spectateurs se sont déplacés pour assister au match face à Osasuna, une affluence qui a mis en lumière les défauts persistants des installations. Les tribunes, censées avoir bénéficié de travaux, présentaient encore des assises souillées, des toilettes en mauvais état, des robinets introuvables et des sols jonchés de déchets. Même les cabines de presse, autrefois reléguées aux oubliettes, semblaient avoir été négligées, avec des câbles mal installés et des traces de saleté évidentes.

 

Un stade en attente de rénovation

Les problèmes ne se limitaient pas aux infrastructures. Le nouveau écran géant, censé moderniser l’expérience des supporters, a connu des défaillances critiques. Dès la 54ème minute, alors que le score affichait 1-0 en faveur du Rayo, l’écran a commencé à bugger : le chiffre « 1 » est apparu sur l’emplacement du blason du Cagliari, avant que le système ne se fige complètement sur le minuteur, bloqué à 45ème alors que le match avançait vers la 55ème. Ces dysfonctionnements techniques ont ajouté à la frustration collective.

Mais c’est la dégradation du palco présidentiel qui a scellé l’atmosphère de crise. Les panneaux ont été tagués, lacérés et couverts de traces de peinture, transformant un espace censé incarner le prestige du club en champ de bataille. Le Rayo Vallecano n’a pas tardé à réagir, accusant dans un premier communiqué une « campagne d’intimidation, d’extorsion et d’agression » visant son président, Raúl Martín Presa, et sa famille depuis le 28 juillet dernier. Le club a pointé du doigt la responsabilité de la Communauté de Madrid et de son conseiller à la Culture, au Tourisme et au Sport, Mariano de Paco.

« Ce n’est pas le chemin pour résoudre les problèmes du stade », a rétorqué le conseiller sur son compte X, condamnant fermement ces actes de vandalisme.

Protestes et tensions dans les gradins

Dès les premières minutes du match, l’agitation a gagné les tribunes. Dès le coup d’envoi, des cánticos en direction de Raúl Martín Presa ont résonné, se répétant sans relâche entre la 15ème et la 30ème minute. Une pancarte brandie par les supporters clamait : « Por un Rayo despresado » (« Pour un Rayo sans propriétaire »), reflétant un mécontentement profond envers la direction du club. La tension a culminé lorsque des groupes d’ultras encapuchés se sont approchés des limites du palco présidentiel, exigeant des comptes.

Le président et son vice-président, absents lors de ce premier temps, ont finalement fait leur apparition en seconde mi-temps. Raúl Martín Presa est même descendu sur le terrain pour remettre les trophées à Óscar Valentín et au Cagliari, mais sans photo officielle – un symbole de la défiance qui règne désormais. Depuis les gradins, les cris et les protestations ont continué de monter, tandis que la mégaphonie appelait à la calme, en vain.

Dans un second communiqué, le Rayo Vallecano a dénoncé des tentatives d’asaltar le palco par ces encapuchados, avant d’évoquer une situation « terriblement désagréable » pour l’ensemble de la communauté franjirroja.

Pourtant, malgré ces incidents, le club rappelle que huit points critiques restent à résoudre dans le cadre de la concession du stade. Sans améliorations concrètes, le risque d’une perte de ce lieu emblématique plane toujours, comme un rappel cruel que le football, ici, n’est pas le seul spectacle en jeu.

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