Ce qu'il faut retenir
- Le rêve saoudien de construire le NEOM Stadium, surnommé le « stade dans le ciel », vient de s’effondrer.
- Parmi elles, on comptait aussi le King Abdullah Economic City Stadium, le Jeddah Central Development Stadium, ou encore le Qiddiya Coast Stadium.
- La décision de retirer le NEOM Stadium interroge sur la viabilité de la candidature saoudienne.
- Parmi les autres infrastructures envisagées figurent le King Abdullah Economic City Stadium, le Jeddah Central Development Stadium, le ROSHN Stadium, le New Murabba Stadium, le Qiddiya Coast Stadium, l’Aramco Stadium, le Prince Mohammed bin Salman Stadium, le South Riyadh Stadium, et enfin le King Salman International Stadium.
Le rêve saoudien de construire le NEOM Stadium, surnommé le « stade dans le ciel », vient de s’effondrer. Ce projet ambitieux, prévu pour accueillir des matchs de la Coupe du monde 2034, ne verra finalement pas le jour. Initialement conçu pour accueillir 46 000 spectateurs à 350 mètres au-dessus du sol, il devait s’intégrer dans le toit de The Line, cette mégalopole futuriste de 170 kilomètres de long et seulement 200 mètres de large, sans rues ni voitures.
Annoncée en 2021 par le prince héritier Mohammed ben Salman, cette cité intelligente devait révolutionner le quotidien avec des services accessibles en moins de cinq minutes à pied. Mais le projet, déjà critiqué pour ses coûts exorbitants, ses délais irréalistes et ses impacts environnementaux, peine à se concrétiser. Des milliers de personnes ont été déplacées, et les conditions de travail des migrants y sont jugées « beaucoup plus sévères que les normes internationales minimales », selon un documentaire diffusé par ITV. D’après Reuters, le NEOM Stadium est désormais classé en « suspension » par la plateforme MEED Projects.
L’abandon de ce stade s’inscrit dans un contexte plus large : l’Arabie saoudite, désignée en 2023 par la FIFA pour organiser la Coupe du monde 2034, avait présenté une candidature controversée. Avec seulement quatre des quinze stades prévus achevés à l’époque, le pays misait sur des infrastructures futuristes pour séduire. Parmi elles, on comptait aussi le King Abdullah Economic City Stadium, le Jeddah Central Development Stadium, ou encore le Qiddiya Coast Stadium. Pourtant, malgré les promesses d’un « laboratoire vivant » et d’un « modèle de qualité de vie », les investissements déjà engagés – plus de 50 milliards de dollars – et les coûts colossaux estimés à des milliers de milliards pour achever The Line rendent le projet extrêmement incertain.
La décision de retirer le NEOM Stadium interroge sur la viabilité de la candidature saoudienne. Alors que la FIFA a accordé seulement 25 jours aux nations intéressées pour déposer leur intention de postuler, l’Arabie saoudite a réagi dans l’urgence, confirmant sa volonté de conserver sa place sur le podium mondial. Mais entre les critiques persistantes et les défis logistiques, le chemin vers le Mondial 2034 s’annonce semé d’embûches.
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Le NEOM Stadium n’était pas le seul projet pharaonique lié à la candidature saoudienne. Parmi les autres infrastructures envisagées figurent le King Abdullah Economic City Stadium, le Jeddah Central Development Stadium, le ROSHN Stadium, le New Murabba Stadium, le Qiddiya Coast Stadium, l’Aramco Stadium, le Prince Mohammed bin Salman Stadium, le South Riyadh Stadium, et enfin le King Salman International Stadium. Chacun de ces projets devait contribuer à positionner l’Arabie saoudite comme une destination incontournable pour le football international.
Cependant, les doutes persistent sur la capacité du pays à tenir ses engagements. Les critiques se concentrent notamment sur les conditions de travail des ouvriers migrants, les délais de construction et l’impact environnemental des mégaprojets. Ces éléments ont alimenté les débats autour de la légitimité de l’attribution de la Coupe du monde à un pays où les droits humains et les normes de développement durable sont régulièrement questionnés.
Le retrait du NEOM Stadium pourrait bien être le premier d’une série de reculs, alors que les autorités saoudiennes tentent de concilier ambition sportive et réalités économiques. La question reste entière : l’Arabie saoudite parviendra-t-elle à transformer sa vision en réalité d’ici 2034, ou ces promesses resteront-elles lettre morte ?
La course effrénée pour 2034
L’attribution de la Coupe du monde 2034 à l’Arabie saoudite en 2023 a été saluée par certains, mais aussi critiquée par d’autres. La FIFA a en effet réservé les droits pour le tournoi de 2030 à l’Amérique du Sud (Argentine, Paraguay, Uruguay), excluant ainsi l’Europe, l’Afrique et une grande partie de l’Amérique du Sud pour 2034. Cette décision a ouvert la voie à une compétition accrue pour la prochaine édition, avec l’Arabie saoudite en tête de liste.
Pourtant, la précipitation des autorités saoudiennes à déposer leur candidature dans les délais très courts imposés par la FIFA a soulevé des interrogations. Comment un pays peut-il prétendre organiser un événement de cette envergure avec des infrastructures encore en construction et un projet aussi audacieux que The Line ? Les doutes sur la capacité du pays à respecter les délais et les standards internationaux persistent, notamment face à l’ampleur des défis logistiques et financiers.
Malgré tout, l’Arabie saoudite maintient sa position, affirmant sa détermination à accueillir la Coupe du monde. Mais entre les promesses et les réalités, le chemin vers 2034 s’annonce complexe, et les défis à relever nombreux.




