Les hôtels américains tremblent à l’idée que la Coupe du monde 2026 ne devienne un désastre financier. Avec des réservations en baisse et des annulations en hausse, le secteur craint un « washout » – un gâchis économique – lié à l’événement. L’Iran, dont la participation était encore incertaine il y a quelques semaines, a finalement été confirmé par la FIFA, ajoutant une source d’inquiétude supplémentaire pour les acteurs locaux.
Les villes hôtes américaines, comme Los Angeles ou New York, misaient sur un afflux massif de supporters et de touristes. Pourtant, les chiffres des réservations ne suivent pas. Les hôteliers évoquent des taux d’occupation en dessous des prévisions, avec des annulations massives dans certaines zones. Selon des observateurs du secteur, la méfiance des voyageurs s’explique par plusieurs facteurs : la hausse des prix, les craintes liées à la logistique et l’incertitude autour de l’organisation.
La FIFA, de son côté, assure que tout est prêt pour accueillir le tournoi dans les meilleures conditions. Pourtant, les professionnels du tourisme restent sceptiques. « Nous avons investi des millions, mais les réservations ne décollent pas », confie un gérant d’hôtel à Dallas. Les acteurs locaux espèrent que les dernières semaines Manchester City : de la peur à la révolte, comment les supporters vivent l'incertitude">Manchester City face aux sanctions avant le PSG : Nasri défend ses titres">avant le coup d’envoi permettront de redresser la barre, mais le temps presse.
Cette situation rappelle les craintes exprimées lors de précédentes éditions, où certains pays hôtes avaient subi des pertes financières malgré l’engouement initial. Aux États-Unis, où le football n’est pas encore un sport aussi populaire que le football américain ou le baseball, l’enjeu est encore plus grand. Les organisateurs misent sur une mobilisation massive des supporters locaux pour sauver la mise, mais rien n’est garanti.
Pour tenter de rassurer, la FIFA a multiplié les annonces, promettant une logistique irréprochable et des infrastructures adaptées. Pourtant, pour les hôteliers, le doute persiste. « Sans un afflux massif de visiteurs, l’impact économique sera limité », estime un expert en tourisme. La Coupe du monde 2026 pourrait bien devenir un cas d’école pour l’industrie hôtelière américaine.




