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Welsh football chief Noel Mooney remet en cause les réformes annoncées par Infantino

Welsh football chief Noel Mooney remet en cause les réformes annoncées par Infantino
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Ce qu'il faut retenir
  • Gianni Infantino, président de la FIFA depuis 2016, a récemment proposé une revue externe sur le fonctionnement de l’instance dirigeante du football mondial.
  • Dans une lettre adressée aux membres du Conseil de la FIFA et à toutes les fédérations nationales, Infantino évoque un processus indépendant visant à « recommander des améliorations potentielles ».
  • Un mandat en jeu pour Infantino Infantino se représente pour un quatrième mandat en mars 2027.
  • Quoi qu’il en soit, la FAW a déjà fait part de sa position : elle ne soutiendra pas sa candidature. « La FIFA a besoin d’un gardien moral, pas d’un promoteur immobilier du football », résume Mooney, qui rappelle que les fédérations nationales doivent rester les maîtresses de leur destin.

Gianni Infantino, président de la FIFA depuis 2016, a récemment proposé une revue externe sur le fonctionnement de l’instance dirigeante du football mondial. Une initiative qui suscite déjà des réactions contrastées. Parmi elles, celle de Noel Mooney, directeur général de la Football Association of Wales (FAW), qui minimise l’ampleur des changements annoncés.

Dans une lettre adressée aux membres du Conseil de la FIFA et à toutes les fédérations nationales, Infantino évoque un processus indépendant visant à « recommander des améliorations potentielles ». Pourtant, Mooney, interrogé par la BBC Radio Wales, nuance ces propos. « J’ai vu les titres d’aujourd’hui évoquant des réformes majeures à la FIFA – ce n’est pas exactement ce que j’ai lu dans la lettre », déclare-t-il. Selon lui, le document ne mentionne pas de réforme structurelle de la FIFA elle-même, mais plutôt des ajustements autour de projets et initiatives stratégiques. « Il s’agit de savoir Manchester City : de la peur à la révolte, comment les supporters vivent l'incertitude">comment les fédérations ont été consultées et comment les décisions ont été prises en la matière », précise-t-il.

 

FFE : un projet controversé et rejeté

Les propositions d’Infantino ne sont pas nouvelles. En 2023, son projet FIFA Forward Enterprise (FFE), visant à céder des parts du Mondial et d’autres compétitions à des investisseurs privés, avait provoqué une levée de boucliers. La Fédération galloise fut l’une des premières à retirer son soutien à sa candidature pour un nouveau mandat. « Avec le président de la FIFA, on ne cherche pas un simple gardien moral du jeu, mais quelqu’un qui ne le vendrait pas par morceaux », explique Mooney à la BBC Radio Wales.

Pour lui, la Coupe du Monde n’a pas besoin de capitaux privés. « Elle dispose déjà de réserves colossales, estimées à des milliards de dollars. Donnez-nous cet argent, utilisons-le pour construire des terrains. Les réserves sont là, il faut les utiliser rapidement », insiste-t-il. Lors d’un sommet organisé à Miami avant le début du Mondial 2026, Mooney a même tenu un discours percutant devant les 211 fédérations réunies. « Les revenus générés par le Mondial 2022 au Qatar s’élevaient à environ 8 milliards de dollars. Ceux du Mondial 2026, en Amérique du Nord, devraient atteindre 16 milliards. Une augmentation de 100 %. Alors, pourquoi ne pas en profiter pour financer la croissance du football à 100 % ? », a-t-il lancé.

Un mandat en jeu pour Infantino

Infantino se représente pour un quatrième mandat en mars 2027. Les opposants disposent jusqu’au 18 novembre pour désigner un candidat alternatif. Quoi qu’il en soit, la FAW a déjà fait part de sa position : elle ne soutiendra pas sa candidature. « La FIFA a besoin d’un gardien moral, pas d’un promoteur immobilier du football », résume Mooney, qui rappelle que les fédérations nationales doivent rester les maîtresses de leur destin.

À l’heure où les enjeux financiers et politiques s’intensifient, les fédérations comme celle du Pays de Galles refusent de laisser la FIFA s’éloigner de ses racines. L’éclipse solaire et les défis de la gouvernance sportive montrent d’ailleurs que les institutions doivent parfois se recentrer sur leurs missions essentielles pour éviter les dérives.

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