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Platini exige le départ d’Infantino à la FIFA

Platini exige le départ d’Infantino à la FIFA
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Michel Platini a lancé un appel solennel ce dimanche sur le plateau du Canal Football Club, lors de son intervention sur Canal +, pour réclamer le départ immédiat de Gianni Infantino de la présidence de la FIFA. L’ancien numéro un de l’UEFA a justifié sa position par les multiples polémiques qui ont émaillé l’organisation de la Coupe du monde 2026, mais aussi par la tentative avortée du président suisse de privatiser partiellement l’instance dirigeante du football mondial.

 

Un bilan contesté après la Coupe du monde 2026

Platini n’a pas mâché ses mots pour critiquer la gestion d’Infantino, pointant du doigt les dysfonctionnements répétés autour de l’événement phare du football mondial. Le président de la FIFA a été vivement critiqué pour son manque de transparence et ses choix stratégiques controversés, notamment lors de la désignation du pays hôte et de l’organisation logistique de la compétition. Pour l’ancien dirigeant européen, ces erreurs sont le signe d’une gouvernance défaillante, incompatible avec les valeurs du football.

L’appel de Platini intervient alors que les critiques se multiplient contre Infantino, accusé de centraliser le pouvoir et de marginaliser les fédérations nationales. Le projet de privatisation partielle de la FIFA, qui visait à attirer des investisseurs privés, a également été perçu comme une manœuvre risquée, susceptible de remettre en cause l’indépendance de l’instance.

La privatisation avortée, symbole des dérives

Le président de la FIFA avait tenté de faire adopter un plan de privatisation partielle, une initiative qui a suscité un tollé au sein des instances dirigeantes du football. Ce projet, qui prévoyait l’ouverture du capital à des investisseurs privés, a été vivement contesté par les fédérations membres, craignant une perte de contrôle sur le sport roi. Platini a dénoncé cette tentative comme une preuve supplémentaire de l’incapacité d’Infantino à respecter les règles dont il est censé être le garant.

Pour l’ancien patron de l’UEFA, cette affaire illustre une gouvernance opaque et un mépris affiché pour les principes démocratiques du football. « Il ne respecte pas les règles dont il est garant », a-t-il asséné lors de son intervention, soulignant l’urgence d’un changement à la tête de la FIFA. Platini a également pointé du doigt les conflits d’intérêts et les alliances troubles entretenues par Infantino avec certains dirigeants de fédérations, renforçant l’image d’une institution en crise.

Vers une crise institutionnelle sans précédent ?

L’appel de Platini s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes au sein de la FIFA, où les critiques contre Infantino se font de plus en plus pressantes. Plusieurs fédérations nationales ont déjà exprimé leur mécontentement, tandis que des voix au sein même de l’instance appellent à une réforme en profondeur. La Coupe du monde 2026, marquée par des retards et des surcoûts, a encore fragilisé la position du président suisse, déjà affaibli par des affaires judiciaires en Suisse.

Platini, qui a lui-même été suspendu puis réhabilité par la justice sportive, reste une figure influente du football européen. Son intervention pourrait relancer le débat sur la gouvernance de la FIFA et accélérer une éventuelle motion de défiance contre Infantino. Pour l’heure, le président suisse n’a pas réagi publiquement à l’appel de son prédécesseur à l’UEFA, mais la pression sur lui ne cesse de monter.

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