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Hurst : « La Coupe du monde 66 ? Je n’y croyais pas vraiment »

Hurst : « La Coupe du monde 66 ? Je n’y croyais pas vraiment »
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Sir Geoff Hurst, légende du football anglais, a marqué l’histoire en inscrivant un triplé légendaire lors de la victoire 4-2 de l’Angleterre contre l’Allemagne de l’Ouest en finale de la Coupe du monde 1966. Pourtant, quelques mois plus tôt, sa place dans l’équipe de Sir Alf Ramsey n’était absolument pas acquise. Entre patience, préparation et une blessure de Jimmy Greaves, Hurst a dû attendre son heure avant de s’imposer.

Le parcours de Hurst vers la sélection anglaise a débuté tardivement. Le buteur de West Ham n’a honoré sa première cape qu’en février 1966, à seulement quelques mois du Mondial. Dans un entretien accordé à FourFourTwo, il confie avoir gardé les pieds sur terre en cette période : « On ne se projette pas trop loin, vous savez », déclare-t-il. « Vous pourriez être surpris, mais malgré nos succès à West Ham, la Coupe du monde n’était jamais vraiment dans mon radar ». Une humilité qui contraste avec l’ampleur de l’événement à venir.

Le déclic est venu d’une lettre inattendue. En décembre 1965, la Football Association (FA) lui annonce sa sélection pour un match en février suivant contre l’Allemagne de l’Ouest à Wembley. « Ce fut une sacrée surprise de recevoir ce courrier de la FA en décembre ’65 m’annonçant que j’étais retenu pour le match de février », raconte-t-il. « On vient jouer, on fait de son mieux, et on espère que l’entraîneur verra assez de qualités en nous ». Une approche qui a payé : Ramsey a fini par le convaincre. Martin Peters, son coéquipier à West Ham et colocataire en sélection, a lui aussi connu une entrée tardive, jouant son premier match en mai 1966 avant de marquer en finale. « On a vraiment joué serré ! »

Une attente récompensée par la blessure de Greaves

Hurst figurait dans le groupe des 22 sélectionnés pour la Coupe du monde, mais il n’a débuté qu’à partir des quarts de finale, après l’élimination sur blessure de Jimmy Greaves lors du dernier match de poule face à la France. Une opportunité inespérée pour le joueur de West Ham, qui n’a jamais nourri de frustration. « Pas une seconde », assure-t-il. « J’étais juste tellement heureux de faire partie de l’équipe pour une Coupe du monde à domicile ». Il ajoute avec autodérision : « J’ai souvent plaisanté en disant qu’Alf Ramsey avait choisi deux joueurs moyens avant moi, Jimmy Greaves et Roger Hunt, avant de se raviser. Mais bien sûr, ces deux-là étaient des buteurs exceptionnels, et j’étais ravi de les soutenir comme je le pouvais ».

Cette philosophie a guidé Hurst tout au long de son parcours. « Quand l’opportunité se présente dans la vie, il faut être prêt à la saisir. Moi, je l’ai saisie », confie-t-il. Malgré cette chance inouïe, le souvenir de Greaves reste teinté de mélancolie. « J’étais sincèrement triste pour le grand Jimmy Greaves, qui s’est blessé à la jambe contre la France. Il méritait de jouer ». Une blessure qui a ouvert la voie à Hurst, mais qui a aussi privé l’Angleterre d’un attaquant d’exception.

Wembley, un rêve devenu réalité

Pour Hurst, la victoire en finale contre l’Allemagne de l’Ouest reste gravée dans les mémoires. Un match où il a inscrit un triplé historique, scellant à jamais son nom dans la légende du football anglais. « Alf Ramsey avec le trophée Jules Rimet après la victoire de 1966 », rappelle-t-il. Une consécration qui aurait pu lui échapper si Greaves avait été apte. Mais le destin en a décidé autrement, offrant à Hurst une opportunité unique de briller sous les projecteurs de Wembley. La Coupe du monde 1966 restera à jamais le tournoi qui a défini sa carrière, même si son chemin vers la gloire a été semé d’embûches et de rebondissements.

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